vers un mode de vie durable

Écologie

Et si gagner sa vie ne voulait plus dire détruire la planète ?

Quand la précarité frappe, il est souvent impossible de choisir des produits durables, d’adopter des modes de vie plus respectueux de l’environnement ou de participer activement à la transition écologique.

Une allocation de subsistance donnerait aux citoyen•nes le pouvoir de prendre des décisions plus durables, et pourrait réduire la pression économique qui pousse à la surconsommation et à la pollution.

consommation

🛍️ Moins de gaspillage, plus de durabilité

Les ménages à faible revenu sont plus enclins à acheter des produits bon marché, souvent jetables, en raison de contraintes budgétaires. Cela contribue à un cycle de consommation court et polluant, accentuant l’épuisement des ressources et la production de déchets.

Une sécurité financière de base peut faciliter le choix de biens de meilleure qualité, plus durables, réparables, et parfois locaux ou éthiques. Cela rend les comportements individuels plus cohérents avec les objectifs écologiques.

Pourquoi c’est important ?

Changer ses habitudes de consommation nécessite du temps, de l’accès à l’information, et surtout la capacité de faire des choix. Une allocation de subsistance offre ce levier de transformation quotidien, à l’échelle de millions de gestes.

Résultats concrets

travail et industries

🌾 Une transition écologique juste

Actuellement, de nombreuses personnes acceptent des emplois dans des secteurs polluants ou destructeurs parce qu’elles n’ont pas d’autre choix. Cette dépendance économique freine les transitions dans les secteurs de l’énergie, des ressources, du transport et de l’agroalimentaire.

Une allocation de subsistance pourrait permettre à plusieurs de se tourner vers des emplois plus alignés avec leurs valeurs, ou de refuser des emplois qui nuisent à l’environnement. C’est une condition essentielle pour qu’une transition écologique soit socialement juste.

Une baisse modeste du temps de travail (par exemple de l’ordre de quelques pourcents) pourrait aussi contribuer à réduire la pression écologique, car des analyses comparatives montrent une association entre davantage d’heures travaillées et des émissions plus élevées, toutes choses égales par ailleurs567.

Pourquoi c’est important ?

Une transition verte imposée sans soutien financier aux travailleurs mène à la colère, à la résistance, voire à l’échec. Il faut sécuriser les parcours de reconversion pour qu’ils soient possibles et désirables.

Résultats concrets

Repère

Les analyses de l’OCDE soulignent que les transitions professionnelles réussies nécessitent des protections sociales et des services d’emploi efficaces, afin de soutenir les personnes affectées par les reconversions12.

temps citoyen

🌱 Plus de temps pour s’engager

Une transition écologique ne se fait pas seulement par les institutions. Elle passe par l’engagement de tous et toutes dans les quartiers, les villages, les familles. Cela nécessite du temps, de l’espace mental, et la liberté de s’investir.

En assurant la subsistance, on libère aussi du temps pour jardiner, réparer, se déplacer autrement, partager. C’est un terreau fertile pour les projets collectifs à petite échelle, mais à grand impact.

Pourquoi c’est important ?

Les solutions écologiques sont souvent locales, artisanales, collectives. Elles dépendent de la capacité des gens à s’organiser sans pression de productivité immédiate.

Repère

Les travaux d’Ostrom montrent que les biens communs sont mieux protégés lorsqu’ils sont cogérés par des communautés locales stables14.

References

  1. Jackson, Tim. 2017. Prosperity Without Growth: Foundations for the Economy of Tomorrow. Routledge. p. 11, 19, 32. https://www.routledge.com/Prosperity-without-Growth-Foundations-for-the-Economy-of-Tomorrow-2nd/Jackson/p/book/9781138935419↩︎ 1
  2. Haarmann, Claudia & Dirk. 2009. The BIG in Namibia: Basic Income Grant Pilot Project Assessment Report. https://cdhaarmann.com/resources/publications/BIG_Assessment_report_08b.pdf↩︎ 2 3
  3. Ferraro, Paul J. & Simorangkir, Rhita. 2020. Conditional cash transfers to alleviate poverty also reduced deforestation in Indonesia. Science Advances. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7292618/↩︎ 4
  4. Rosnick, David & Weisbrot, Mark. 2007. Are Shorter Work Hours Good for the Environment? A Comparison of U.S. and European Energy Consumption. International Journal of Health Services. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17844926/↩︎ 5
  5. Schor, Juliet B. 2013. Working Hours and Carbon Emissions: Why a Shorter Work Week Is Better for the Environment. Global Environmental Change. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959378013000472↩︎ 6
  6. Landivar, Liana Christin et al. 2022. Working Time, Income Inequality, and Carbon Dioxide Emissions in the United States, 2005–2015. Energy Research & Social Science. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2214629621004734↩︎ 7
  7. OECD. 2019. Employment Outlook: Well-Being and Job Security. p. 33. https://www.oecd.org/employment/Employment-Outlook-2019-Highlights-ENG.pdf↩︎ 8 12
  8. Jayachandran, Seema et al. 2017. Cash for carbon: A randomized trial of payments for ecosystem services to reduce deforestation. Science. https://collaborate.princeton.edu/en/publications/cash-for-carbon-a-randomized-trial-of-payments-for-ecosystem-serv/↩︎ 9
  9. USDA Farm Service Agency. Conservation Reserve Program (CRP). https://www.fsa.usda.gov/programs-and-services/conservation-programs/conservation-reserve-program/index↩︎ 10
  10. USGS. 2021. A National Survey of Conservation Reserve Program (CRP) Participants: Environmental Effects. https://www.usgs.gov/publications/a-national-survey-conservation-reserve-program-crp-participants-environmental-effects↩︎ 11
  11. Ostrom, Elinor. 1990. Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action. Cambridge University Press. p. 28. https://www.cambridge.org/core/books/governing-the-commons/7AB7AE11BADA84409C34815CC288CD79↩︎ 13 14
quand l’écologie devient accessible

Projetons-nous

Imaginez un Québec où…

Ce que vos concitoyen·nes en disent

« Je pourrais enfin acheter des produits locaux, au lieu du moins cher à l’épicerie. »

Sarah L.

« J’ai toujours voulu m’impliquer dans un projet d’agriculture urbaine, mais je n’ai jamais eu le temps. »

Mathieu R.

« L’écologie devrait être une option par défaut, pas un privilège. »

Nadia K.

Avec une allocation de subsistance, un Québec plus écologique est possible.